Genesis Morocco


Loading Assets... Please wait

Genesis Morocco

Project Genesis is a strategic sustainable development framework for Morocco to translate from being a net importer of energy and a country facing water shortage issues, into the number one producer both of clean renewable energy and water in the region.

Monday, March 26, 2007    <<Home

L'eau sera-t-elle potable pour tous ?LE MONDE 24.03.07 14h35 • Mis à jour le 24.03.07 14h51

Chaque minute, 15 personnes meurent dans le monde faute d'avoir accès à une eau saine. Plus de 1 milliard de personnes en sont privées, et, selon les Nations unies, ce chiffre pourrait tripler d'ici vingt ans si rien n'est fait.

Dans ses projets pour le millénaire, l'organisation internationale s'est fixé comme objectif, d'ici à 2015, de "réduire de moitié la proportion des personnes n'ayant pas accès à une eau potable". Mais, depuis cette annonce, faite il y a six ans, pas grand-chose ne semble s'être passé, selon le rapport 2006 sur le développement humain édité par cette même institution. Pourtant, en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, des solutions innovantes sont expérimentées afin de traiter l'eau des populations rurales, trop éloignées des réseaux des grandes villes. Des prototypes qui, faute de relais financiers, peinent désormais à passer l'étape d'une production à grande échelle.

Chiffres

1,1 milliard de personnes n'ont pas accès à des ressources suffisantes en eau potable et 2,6 milliards à un service d'assainissement de base.

1,6 million de vies pourraient être sauvées chaque année si étaient améliorées les conditions d'accès à l'eau potable, les services d'assainissement et l'hygiène, selon les Nations unies.


Sur les cent dernières années, la population mondiale a triplé, alors que la consommation d'eau destinée à l'utilisation humaine a été multipliée par six.

La moyenne mondiale de consommation d'eau est de 600 m3 par habitant et par an, dont 50 m3 d'eau potable.

La consommation quotidienne en eau à usage domestique s'élève à 600 litres par habitant en Amérique du Nord et au Japon, entre 250 et 350 litres en Europe, entre 50 et 100 litres en Asie et en Amérique du Sud, et entre 10 et 40 litres en Afrique.

Dans le petit village de Panjkosi (4 500 habitants), en Inde, un purificateur solaire d'eau, dénommé Naïade, vient d'être testé depuis plus d'un an. La machine, d'environ 1,5 m de haut, est constituée d'une citerne reliée à un panneau solaire. A l'intérieur, deux filtres éliminent mécaniquement les particules en suspension. Puis une ampoule à ultraviolet (UV) alimentée par le panneau purifie l'eau des bactéries, virus et autres microbes. Mise au point par la société néerlandaise Nedap, la technique a été évaluée par l'université turque de Marmara, à Istanbul, qui "la juge efficace à 99 %", explique Paul de Reus, de la société néerlandaise. Lorsque la météo n'est pas favorable, une batterie de voiture placée à l'intérieur de l'appareil fournit l'énergie nécessaire à son fonctionnement.

Chaque jour, 3 000 litres d'eau potable sont ainsi produits, assez pour satisfaire les besoins d'un village de 500 habitants. Naïade est déjà expérimenté dans quinze pays, en Asie (Afghanistan, Pakistan, Indonésie, Inde, Chine), en Afrique (Soudan, Tanzanie, Mozambique, Ghana, Sénégal, Maroc, Burkina Faso) et en Amérique latine (Brésil, Mexique, Colombie). Mais seulement 190 unités ont été vendues dans l'ensemble de ces régions. Les raisons ? "Dans les zones rurales, les gens n'ont pas l'habitude de payer l'eau", explique M. de Reus, qui souligne le manque de volonté politique dans les pays émergents.

La machine coûte actuellement 3 500 euros. Au Mali, un pays frappé par plusieurs épidémies de choléra ces dernières années, "le maire de Bamako désire commander 200 appareils, précise le dirigeant, mais il attend un financement d'organismes non gouvernementaux".